Ieper
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CROS Roland

Et pendant ce temps, l’orchestre du Titanic…

On a coutume de raconter que durant la nuit du 14 au 15 avril 1912, alors que le Titanic, chef d’oeuvre de l’architecture navale de son temps, était en train de sombrer dans l’Atlantique Nord, l’orchestre des premières classes continuait à jouer imperturbablement. Etait-ce un pied de nez au destin ? Une preuve de raffinement ultime face à la mort ? L’effet d’une conscience professionnelle suicidaire ? De l’aveuglement ?...

En proposant cette image de naufrage à taille réelle, comme une planche de bande dessinée en décor naturel et en la rapprochant de l’épisode en question, Roland Cros nous invite à nous interroger sur quelques impasses qui menacent aujourd’hui l’humanité. Le climat se réchauffe, la biodiversité est menacée, les ressources naturelles s’épuisent mais nous continuons à voguer sur une mer que nous croyons d’huile. Si le naufrage avait déjà commencé, si les premières victimes se débattaient sous nos yeux, continuerions nous à valser sur l’air des lampions sans renoncer à la moindre de nos certitudes ? L’oeuvre est comme un moment suspendu dont le visiteur est le témoin. Elle est une parabole humoristique sur le décalage entre le tragique d’une situation et l’insouciance de ceux qui la vivent sans en mesurer la portée.

Année de participation : 2016
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DEBOUZIE Karine

Dispersion

Karine DEBOUZIE entreprend une recherche multidisciplinaire en créant des installations, des sculptures et des images. Dans son travail, elle explore les notions d’organique et d’entropie. Les oeuvres de Karine Debouzie se construisent par expérimentation de matériaux utilitaires qu’elle se réapproprie. L’intention de départ est souvent remise en question par la réaction de la matière.

L’installation « Dispersion » est une accumulation d’une centaines de formes organiques suspendues en fil de pêche qui viendra ponctuer un espace entre arbres et eau. Les éléments de cette installation font référence aux cocons d’araignée. Retranscrits ici en accumulation ils permettent de jalonner le territoire de balises visuelles qui vont jouer avec les reflets et bouger au moindre souffle de vent. Tous ces éléments accrochés à des hauteurs différentes et dont la trame d’accrochage sera présente pour devenir une part entière de l’installation, évoqueront aussi l’évaporation de l’eau et sa forme gazeuse.

Année de participation : 2016
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DESOOMER Capucine

Crise

Pour Entre-Lacs 2016, elle propose "Crise", une installation textile, composée d’une maille élastique mise en tension au-dessus de l’eau naviguant entre équilibre et accident, entre deux eaux.

Ce maillage nu avant mapping, image arrêtée d’un mouvement, modélisation d’un soulèvement aquatique nous met face à un élément qui pourrait être infranchissable. Squelette d’une possible catastrophe, il est pourtant nu et sans conséquence comme si il suffisait à l’homme de programmer sa planète pour lever des frontières et maîtriser la nature voire la nature humaine.

Année de participation : 2016
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HURET Virginie

In extremis

La recherche artistique de Virginie HURET la pousse à explorer toutes sortes de moyens d’expression sans a priori de matériaux, en volume comme en peinture, pour signifier la perpétuelle évolution du vivant. De là découle son travail sur « le fil rouge » : il se déploie tel un brin d’ADN, se noue et se renoue, s’élance vers un ailleurs au gré des opportunités et des rencontres.

Sculptures de tissus, légères et en mouvement. Dessins en volume visibles de tous côtés. Jeu avec la transparence, l’ombre, la lumière, le reflet, les pleins et les déliés. L’environnement extérieur fait partie intégrante de la réflexion. Pour Entre-Lacs 2016, le projet de Virginie HURET : « In extremis » poursuit ce travail. Le fil rouge se déploie au-dessus du lac St Jean entre une petite ile et la berge. Ici la représentation est figurative. La rencontre « in extremis » des deux individus a lieu au-dessus de l’eau.

Année de participation : 2016
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LAVAUD Frédéric et PAYET David

Dans le vent

Mus par le passage d’une force invisible, 150 moulins-girouettes soufflent sur Entre-Lacs 2016 un air d’enfance pour petits et grands. Captant le vent et les regards, par les mouvements frénétiques de leurs ailes métalliques, des moulins-girouettes virevoltent en milieu aquatique. Cette aventure singulière est la rencontre de la création et l’inspiration de Frédéric LAVAUD, avec l’impulsion complice de David PAYET, créateur de masques.

Frédéric LAVAUD sculpteur sur métal ne cesse de proposer toutes sortes d’objets issus de son imaginaire débridé, comme des mobiles, des “trombinettes”, des personnages en matériaux de récupération, des jouets en outils et maintenant des constructions vertigineuses en tôle et fil de fer. Son univers est souvent en mouvement, en équilibre, il évoque la fragilité, le vide, la contemplation, la rencontre, souvent avec humour ou ironie. “Dans le vent” a été également réalisé avec le concours actif et sympathique de Marcelle Maillet, marionnettiste et Renaud Laneres, concepteur d’objets.

Année de participation : 2016
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MILLIAN Antoine

Naufrage

Entre engagement politique et vision poétique, le travail du plasticien et scénographe Antoine MILIAN s’articule à la périphérie de plusieurs disciplines, oscillant entre sculpture, construction architecturale et land-art, il crée des univers de synthèse, des microcosmes baroques et mythologiques qui font état et interrogent nos modes de vie contemporains.

Confondant ainsi la réalité, l’installation "Naufrage" présente une maison en train de dériver et de sombrer sous les eaux. La jolie petite demeure, imitant et sublimant le réel, se rapproche de l’esthétique d’une maison de poupée géante, contrastant ainsi avec sa situation en perdition. Cette vision proche de la mauvaise farce semble absurde, l’esthétique cataclysmique procurant une sensation encore plus intrigante et irréel. Sur le plan esthétique, l’installation confronte notre perception du réel face à une fiction orchestrée, tisse des liens entre actualité des catastrophes naturelles dûes à des bouleversements climatiques, et rapport à cette réalité médiatisée. Ici le naufrage n’est pas à prendre comme une fin, mais comme le commencement d’une réflexion à mener suite à une expérience sensible, qui vise à interroger notre capacité à modifier notre empreinte sur notre environnement.

Année de participation : 2016
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THENEUL Valérie et Thierry

Arc-oeil

Le bois avec lequel nous cohabitons depuis le début de l’humanité témoigne de la proximité que nous entretenons avec la nature. En le façonnant, nous le transformons sans doute autant qu’il nous a transformé. Ses qualités ont permis de multiples réalisations dont les modèles dessinent nos paysages. Matériau longiligne, il se tend et s’élance dans l’espace en nous permettant de franchir toutes sortes de limites. Les lignes qu’il définit structurent la nature et nous la donne à contempler selon ce qu’il souligne. Notre oeil, sans cesse sollicité, se voit ainsi guidé par l’organisation des végétaux et des constructions qui composent nos paysages. Mais, tout est mouvant, les milieux naturels ne cessent de changer, ce que notre oeil en sélectionne aussi. Ce qui fait que les regards que nous portons sont multiples et variables selon les moments...

Année de participation : 2016
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Collectif LGR

L’étoile

Le projet présenté consiste en un jeu de lumière. Une étoile tombée du ciel flotte sur la chaîne des lacs de Villeneuve-d’Ascq. Sa chute l’a conduite dans un espace sombre et étroit que sont les déambulations de la chaîne des lacs. Le reflet des arbres dans cette eau obscure, crée des lieux pauvres en lumière. L’étoile, formée de 40 branches en surface, apporte cette lumière au site tout en contrastant avec son environnement. L’étoile est à demi-immergée dans l’eau ou alors n’est-ce que son reflet ? La forme de cette étoile aux multiples facettes, capte les lumières environnantes pour les restituer. Quel que soit notre point de vue, l’astre ne change pas, seuls sa brillance et ses scintillements nous renvoient des reflets lumineux, image de l’environnement extérieur.

Année de participation : 2016
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