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2010 – 1ère édition du concours Du 17 mai au 6 juin 2010
Site Lac des Espagnols – allée chantecler – Villeneuve D’Ascq
Participants
- Julien Bonnard / Fabrice Bittendiebel
- Zone Vert (Michel BACHELET et Christine JUILLARD)
- Dominique FALDA
- Les SAPROPHYTES
- Les GRANULES
- Rudy TOULOTTE, Véronique DELPLACE
- POLSKA
- ECHONYRIK
- Fred MARTIN
- Hervé PECHOUX
- Aurore VANDEMBER
- Flore DUMORTIER
Lauréats
BACHELET Michel – Saint-Joseph-de-Ham-Sud – Québec JUILLARD Christine – Saint-Camille – Québec
RESURGENCE
BACHELET Michel – Saint-Joseph-de-Ham-Sud – Québec JUILLARD Christine – Saint-Camille – Québec
Michel Bachelet, né en 1958 et Christine Juillard, née en 1967 ont créé un collectif d’artistes, appelé Zoné Vert. Par cette appellation, ils soulignent leur appartenance à ce milieu de vie et leur désir d’intervenir, de travailler en nature et avec la nature. Des terrains Zonés vert définissent des portions de territoire dédiées au développement de l’agriculture et de la foresterie, au Québec. Leur recherche s’élabore autour des notions de paysage, des rapports étroits qu’entretiennent entre eux les différents éléments des écosystèmes, des contacts parfois désastreux, parfois bienheureux que l’homme entretient avec la nature. De la goutte d’eau tombé du ciel à l’immensité des océans ; l’eau par la gravité se fraye un chemin, façonne le paysage. En fonction du relief elle offre au regard la force d’un torrent tumultueux ou la masse tranquille des lacs. Ces lieux abritent un grand nombre d’écosystèmes dont on découvre de plus en plus le fragile équilibre. « RESURGENCE » est une source végétale qui se déverse dans le lac créant ainsi une analogie entre les mouvements de l’eau : méandres, volutes et développement de branches, de racines, etc. Ces méandres évoquent aussi ces déversements qui se répandent inévitablement dans les milieux naturels, menant à long terme à l’étouffement du lac.
Zone Vert (Michel BACHELET et Christine JUILLARD)
Année de participation : 2010GRAVA Damien, Lille, France BOYRON Pascaline, Lille, France
Collectif LES SAPROPHYTES
GRAVA Damien, Lille, France BOYRON Pascaline, Lille, France
LE RADEAU DE LA MEDUSE 2050
Né en 1977, Damien Grava, architecte et Pascaline Boyron, née en 1982, paysagiste font partie du collectif appelé « les saprophytes ». Ce collectif pluridisciplinaire mêle architecture, éco-design, jardinage et démarche artistique avec pour objectif une réflexion active et expérimentale sur la place de l’homme dans son milieu. Leurs interventions vont de l’installation artistique éphémère à l’aménagement pérenne d’espaces publics en passant par la construction de bâtiments écologiques. Leur démarche s’inscrit dans une volonté de créer une diversité urbaine et architecturale. Dernière réalisation en date : la création et l’animation d’une cabane de clown sur une place de parking au « public design festival » à Milan, projet lauréat du festival.
L’histoire - Nous sommes en 2050. Le dernier sommet mondial de Dhâkâ sur l’environnement est un échec cuisant. Malgré la pression des pays « immergés », les puissances mondiales n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur un engagement qui mettrait en jeu leur pouvoir. Pourtant la capitale engloutie du Bangladesh, Dhâkâ, comme lieu du sommet, était un avertissement suffisamment fort sur les dangers que court l’humanité. Tel un radeau de la méduse des changements climatiques, l’île utilise les déchets de notre mode de vie, pour s’échapper à la civilisation en péril. L’île artificielle, flottante, regroupe les naufragés des temps modernes : l’homme, matérialisé par la cabane, les plantes, les arbres et les animaux, avec des nichoirs pour oiseaux…
TOULOTTE Rudy, Lyon, France / DELPLACE Véronique, Lyon, France
PUZZLE
TOULOTTE Rudy, Lyon, France DELPLACE Véronique, Lyon, France
Tous les deux architectes de formations, Véronique Delplace née en 1980 et Rudy Toulotte né en 1979, ont déjà partagé de nombreuses expériences de conception d’œuvres d’art dans l’espace public. Cette équipe a d’ailleurs été sélectionnée à deux reprises pour les éditions d’art/terre (Comines-Warneton) 2006 et 2008. Ils ont également réalisés la PLAY BOX, dans le cadre de Superflux 07 à Lyon. Cette « boîte à jouer » interpelle le public de part les textures et images qu’elle renvoie. Le spectateur s’implique alors dans l’évolution de son apparence. L’homme prend ainsi possession de l’éclairage public en le personnalisant.
Des fragments de terre détachés des berges flottent sur l’eau, tel un PUZZLE en pièces, réalisés par l’homme, comme l’a été la création des 7 lacs de Villeneuve d’Ascq, « dit naturels ». Au-delà d’une transformation de l’interface existante entre l’eau et la terre, cet événement interpelle le visiteur sur son rapport au site et à l’ensemble de la Chaîne des lacs, afin de lui faire prendre conscience qu’il reste l’acteur principal de chaque pièce de nature qui nous entoure aujourd’hui. PUZZLE nous invite à considérer le paysage comme un « ensemble dont la valeur est réduite à néant ou considérablement amoindrie par l’absence d’un élément ».
Rudy TOULOTTE, Véronique DELPLACE
Année de participation : 2010BITTENDIEBEL Fabrice – Toulouse - France BONNARD Julien – Toulouse - FranceNO WAY OUT
NO WAY OUT
BITTENDIEBEL Fabrice – Toulouse - France BONNARD Julien – Toulouse - France
Issus du domaine de l’image, photographique pour Fabrice Bittendiebel et cinématographique pour Julien Bonnard, ces deux jeunes artistes toulousains se nourrissent d’influences et d’expériences associées. Leur démarche artistique les amènent souvent vers des thèmes tels que les oppositions, l’union des contraires, la lumière, l’immobilisme du mouvement dans une séquence de temps ou encore la perception des sens. « No way out » consiste à interpeller le visiteur sur ses valeurs de référence liées au territoire, à travers la création d’un espace improbable sur ce lac. Une partie du travail s’est orientée sur l’élaboration d’une zone fragmentée de manière géométrique et linéaire, à l’opposé des formes arrondies que l’on retrouve généralement dans des lieux dit naturels. Pour dérouter le visiteur, le parti-pris est d’utiliser l’eau non pas comme un liquide mais comme un matériau solide, tel que le bitume. Ces différents éléments aboutissent à la conception d’une installation qui nous donne « l’image » d’un parking. A cette perception, s’ajoute un caddie flottant au centre de l’étendue. Abandonné, il témoigne d’une activité passé, et en un sens, il est l’hypothétique réalité de ce parking, voir de tous ces parkings qui ont un jour envahi nos espaces verts. Quelle est alors la nature réelle du lieu que nous avons sous les yeux ?
Julien Bonnard / Fabrice Bittendiebel
Année de participation : 2010DUMORTIER Flore – Tournai – Belgique
DIES NATALIS
DUMORTIER Flore – Tournai – Belgique
Née en 1982, issue de l’Académie des Beaux-Arts de Tournai, Flore Dumortier questionne les traces d’existence, au travers de pièces en céramique figurant quelques fragments de corps. Son œuvre en terre, intitulée, « Agenouillé sur le rebord du monde », nous démontre que l’homme n’a parfois pas d’autre solution face à la vie et aux événements qui l’articulent, que de tomber à genoux, corps contre le sol.
Ici dès sa naissance, sa création, le corps fait corps avec l’eau, « Dies Natalis » (le jour de la naissance). Cette œuvre est une interrogation sur la vie. Sept corps endormis flottent en position fœtale à quelques mètres de la berge. Cette position embryonnaire devient le jeu de tous les possibles, de la naissance, de la gestation, de la germination, de l’avenir lui-même. En écho, sur le rivage, le sol affiche un creux, un vide, une forme recroquevillée sur elle-même, telle la trace d’un corps, un corps absent, disparu. Au-delà d’une évocation de la fragilité et de la vulnérabilité du corps, l’œuvre nous invite à profiter de l’entre-deux temps : la vie.
FALDA Dominique - Novalaise - France
LES GARDIENS DES REVES
FALDA Dominique - Novalaise - France
Né en 1962 à Aix-les-Bains, en Savoie où il vit et travaille, Dominique Falda, après un bref passage à l’école des Beaux-Arts de Lyon, publie en 1993 son premier ouvrage aux éditions Nord-Sud. Parallèlement à son travail d’auteur-illustrateur, il poursuit une carrière d’artiste plasticien avec pour projet d’explorer l’œuvre de quatre artistes fictifs (Aimé et Auguste Soleil, Marie Loiseau, Dominique S.) couvrant la période de 1850 à 2050. Le projet, intitulé « les gardiens des rêves », a pour but de créer des tribus de sculptures, mobiles avec le vent, qui protègent, transmettent ou éloignent les rêves des habitants. Marie Loiseau définit les rêves, comme l’un des dénominateurs communs à toute l’humanité. Les rêves sont intemporels et incorruptibles, ils se diffusent sans tenir compte des frontières, des races, des religions… Les gardiens des rêves existaient avant le début du temps et existeront après la fin du temps. Le temps des rêves est permanent. Les gardiens sont vêtus de lambeaux de tissu, de vieux draps, de morceaux de vêtements…C’est dans le lit que nous passons le plus de temps de notre vie terrestre. C’est dans le lit que nous naissons, que nous aimons, que nous mourrons. Le lit est le témoin privilégié de notre vie psychique. Le tissu qui nous entoure et nous protège est le filet dans lesquels s’enchevêtrent nos rêves. Les rêves ne sont pas personnels, ils sont des archétypes indépendants de toute temporalité. Les rêves nous habitent un instant ou l’instant d’une vie, puis s’en vont habiter d’autres hommes.
HEQUET Myriam, Lille, France TROLLE Albane, Lille, France
PARTICULES EN SUSPENSION
HEQUET Myriam, Lille, France TROLLE Albane, Lille, France
Née en 1983, Myriam Hequet, plasticienne, inscrit son parcours de formations et d’expositions en territoire belge : diplômée de l’école supérieure des arts plastiques et visuels de Mons, bénéficiaire d’une résidence artistique au Centre de la Tapisserie de Tournai, exposante à Tournai, Ath, Mons… Les réseaux constituent sa recherche plastique. « La vie est un ensemble de réseaux », qu’ils soient câblés ou neuronaux. Après avoir étudié les arts appliqués à l’E.S.AA.T. (Roubaix), Albane Trollé, née en 1986, a obtenu son diplôme BTS Arts Céramiques à Olivier de Serres (Paris). Des rencontres avec des céramistes tels que B.Thiran, C.Delbruyère, lui ont permis de développer la technique du tournage, travaillant sur le rapport tactile et intime à l’objet. Son parcours l’a amenée à vivre plusieurs résidences artistiques en Estonie, au Pays-Bas, en Chine… Ces deux artistes sont membres du collectif « LES GRANULES ».
Ce projet artistique a conduit les plasticiennes à réfléchir sur la trace de l’homme dans son environnement, son univers. L’univers est constitué de particules infinies. "Particules en suspension" est une installation entre terre et eau. Une « photographie » à l’instant T de toutes ces ramifications qu’elles soient naturelles avec les branches du saule-pleureur ou encore artificielles avec ces « boules.atomes » suspendues, illustrant l’existence de réseaux entre l’homme et la nature, visibles et invisibles. Ce lien artificiel aborde ainsi les notions de circulation, de respiration et d’échange. Cette oeuvre in-situ est une invitation pour le spectateur à s’interroger sur les tensions entre le naturel et l’artificiel.
Année de participation : 2010LONGVERT Maëva, Lille, France CNOCKAERT Stéphane, Lille, France
L’ENVOL DU LOTUS ET DE LA CARPE
LONGVERT Maëva, Lille, France CNOCKAERT Stéphane, Lille, France
Maëva Longvert, née en 1986 à Wekadullawatte (Sri Lanka), cumule plusieurs casquettes : plasticienne, graphiste et designer textile. Diplômée des Arts Appliqués de Lyon, de Design Mode textile et environnement de l’ESAAT à Roubaix, elle oriente toutes ses recherches sur le détournement de la matière et le recyclage. Elle est la fondatrice de l’association Echonyrik. Stéphane Cnockaert, âgé de 37 ans, technicien-électricien, est membre de l’association Mooslin qui a œuvré sur des installations artistiques dites « électro-végétale », en France, Hollande, Belgique, Espagne… Le point de départ de cette création est de dévoiler quelques insectes vivant autour du lac. L’accent est mis sur la réunion de deux univers, l’artistique et l’environnemental. Construit autour du conte « Le lotus et la carpe », cette enchevêtrement de sacs plastiques trouées, percés, dessinés, tissés amène le visiteur à découvrir un nouvel élément dit –naturel -, le lotus. Naturelle ou artificielle ? Cette fleur amène le visiteur à réfléchir sur notre environnement et sa qualité, sur l’existant et l’illusoire. Retenons tout simplement que le lotus reste totalement pure quel que soit le limon dont il est issu.
MARTIN Fred, Lille, France
DRAWING ON WATER
MARTIN Fred, Lille, France
Fred Martin, né en 1969 à Lille, est un grand voyageur. Il se nourrit de rencontres, rencontres avec l’Autre. C’est son moteur dans sa recherche plastique. Si certains artistes utilisent la peinture, Fred Martin utilise la terre. La terre est le moyen pour lui de saisir la trace, symbole de ce qui a été et qui n’est plus. Que ce soit avec son propre corps ou en invitant des publics, il accumule des traces, des empreintes de fragments de corps, de visages. Fred Martin représente ainsi la rencontre, le contact, la sensation. A l’origine, une plate-forme flottante sur un lac en Normandie et un croquis. DRAWING ON WATER, c’est avant toute chose, une esquisse sur papier d’un enchevêtrement de traits, de lignes et de courbes. Ce croquis prend forme en trois dimensions, par l’accumulation de branches, de planches, de lattes de bois. Est-ce le résultat d’un naufrage ou encore une architecture harmonieuse d’un organisme chaotique ?
PECHOUX Hervé, Strasbourg, France
WATERWOOD
PECHOUX Hervé, Strasbourg, France
Né à Dôle (Jura) en 1964, Hervé Pechoux a suivi ses études supérieures aux Beaux-Arts de Mulhouse puis aux Arts Décoratifs de Strasbourg. Aujourd’hui, l’écriture d’une encyclopédie intitulée « Géographie d’un multivers » est le centre de sa création artistique. Recréant toutes les définitions du dictionnaire, il peut ainsi rassembler les nombreux fragments du monde, les enrichir de sa recherche plastique et conserver la mémoire de ces différents moments de vie. Depuis 2005, il crée un espace multidisciplinaire Agitato, encourageant l’innovation, l’expérimentation, l’échange d’idées et les discours critiques, pour faire avancer la culture par crainte qu’elle ne recule.
Dans WATERWOOD, c’est un nouveau mot inventé qui complétera son encyclopédie. Chacun donne son sens au monde. Pour Hervé Pechoux, il s’agit de coudre le temps pour peut-être y changer un morceau de réel. De nouvelles définitions nous sont ainsi suggérées. « EAU : Réfléchissante rêverie apparente où la réflexion devient apparition. ENTRELACER : Enlacer, tresser l’eau avec la forêt pour former un WATERWOOD ENTRELACS : Ornement composé de lettres entrelacées. FORÊT : Primitif lieu de mémoire, devenu le sanctuaire de l’inconscient, où la traversée de ce ventre humide reste une réflexion sur notre propre comportement. WATERWOOD : Association naturelle, comme les sinuosités d’un puzzle nageant en plein ciel. » Ainsi les espaces verts (Wood) et les plans d’eau (Water) s’entrelacent comme les eaux et forêts d’une nature qui malheureusement ne fait pas son cinéma.
POLSKA, Paris, France
L’ENTRELACEE
POLSKA, Paris, France
Sculpteur plasticienne, Polska partage sa vie entre l’atelier parisien, la grange en Morvan et les voyages autour du monde, pour des symposiums, des expositions ou des résidences d’artistes depuis 1985. Après avoir sculpté le marbre de Carrare et la pierre de France, ce sont les branches, les papiers, les pigments naturels et la patine du temps qui ont aujourd’hui sa préférence. Elle réalise de grandes sculptures telles que la « Pirogue de tous les vents » dans la Fontaine Médicis (les jardins du Luxembourg à Paris). Cette artiste née en 1947, aime la nature et la respecte. Elle l’utilise pour la transformer selon son imaginaire et créer une œuvre ..."avec tant de légèreté que l’objet en perd importance et poids, et le geste sculptural son caractère péremptoire..."(Yves Michaud)
Créée pour la nature et avec la nature, la pirogue dessine à travers le paysage une grande calligraphie. Elle exprime la vie, le passage d’une rive à l’autre, d’une naissance à l’autre. Comme oubliée par le temps qui passe, elle est là, suspendue, fragile, tendue, en attente. Tel un cocon de papillon bercé par les vents, elle est pourtant résistante, silencieuse et souveraine. Elle est aussi le fruit de la nature, qu’il faut aujourd’hui préserver. Cette œuvre entraine la rêverie du spectateur vers de nouveaux rivages, en symbolisant les voies navigables empruntées par le passé à la découverte de mondes inconnus...
VANDEMBER Aurore, Péronnes, Belgique
POINTS DE VUE
VANDEMBER Aurore, Péronnes, Belgique
Née en 1979, Aurore Vandember, réalise des installations essentiellement faites en bas nylon depuis plus de 8 ans. Avec le temps, l’intérêt de la découverte grandit vers des créations mégalomanes où lumière et obsession des nœuds s’entremêlent. Sa façon de travailler est impulsive et expérimentale, telle qu’elle l’a pratiquée lors de sa résidence au Centre de la Tapisserie de Tournai. Elle se définit comme un ouvrier de la matière, dont les propriétés obéissent aux contraintes de l’espace. « Rien ne se perd tout se transforme ».
POINTS DE VUE , c’est découvrir la matière entrain de respirer, vibrer au rythme de l’eau et de la lumière. La lumière enveloppante qui se diffuse dans tous les plans et motifs de la transparence de ce nylon couleur chair où fléchages et reflets expriment tout passage fugitif, fragile, intense, tranquille. Avec le nylon, tout passage est éphémère, mouvant, instable, périssable, fragile tout est matière, vibrations, vie. Par son extension, des espaces s’ouvrent, des points de vue se dessinent. Les points de vue existeront uniquement par le regard du spectateur.






















